Biosynthèse Enregistrer au format PDF

C’est un travail psycho-corporel qui se déroule en 7 étapes. Il est approprié dans nombre de situations où il s’agit avant tout de :

  • Prendre ou reprendre confiance en soi
  • Sortir d’un bloquage
  • Résoudre une situation difficile
  • Faire face à un stress, qu’il soit lié à une perte d’emploi, la naissance d’un enfant, un examen à passer, un problème de santé, une séparation ou un deuil.

C’est une thérapie brève qui s’appuie sur des objectifs. Lorsque ces objectifs sont insuffisamment clarifiés parce que l’état de souffrance vous met dans l’incapacité de savoir ce que vous voulez vraiment, différentes étapes prépareront les retrouvailles avec vos objectifs de vie. L’expression de ce que vous vivez, le fait d’y mettre du sens sont des étapes vers…

Dans tous les cas, il s’agit de mieux se connaître pour mieux vivre, pour être.

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Changement en trois actes !

A titre d’illustration, voici le récit de la biosynthèse de Anne, étant bien entendu que chaque biosynthèse est unique… Merci à Anne pour son partage très instructif.

Commencer aujourd’hui même à raconter mon expérience de biosynthèse, c’est relater une aventure très personnelle, celle de quelqu’un qui, à la suite d’une prise de conscience d’un trop long "mal-être", accepte petit à petit, la nécessité, l’évidence d’une remise en question.

Une impression de luttes incessantes, et inefficaces, d’oubli de soi, d’insatisfaction, de confusion (cette impression de s’être engagé dans une impasse ou dans un labyrinthe) me conduit enfin à l’acceptation d’un besoin, d’in désir, celle de recevoir une aide pour réagir et me remettre en chemin.

Dès le début, l’enthousiasme renaît, il s’agit pour moi de reconquérir l’instant présent, se réapproprier le temps, apprécier chaque moment, "être là". Incroyable découverte d’un art de vivre qui ne s’acquiert pas si facilement, mais c’est pour moi une révélation qui trouve un écho dans plusieurs de mes occupations préférées (peinture, natation, navigation, contacts avec les enfants…), activités qui ne permettent pas d’être là et ailleurs. De cette exigence qu’il faut encore et toujours réactualiser renaît une perception, une évidence qui date de l’enfance, une compréhension de certaines émotions, jusqu’à présent restées inexpliquées et la clef d’un état entre aperçu parfois comme des "moments de grâce". Je fais resurgir cette image de Wolfgang Laib réalisant ses "pierres à lait" et je saisis maintenant pourquoi cette image magnifique pouvait me bouleverser jusqu’aux larmes, c’est l’admiration d’un état, qui m’apparaissait comme inaccessible, celle d’un être entièrement présent dans la magnifiscence d’un geste. C’est aussi cette authenticité de l’être que je perçois dans les tableaux de Tapies et qui me touche profondément. Trésor des images, "du musée personnel".

De cette exigence renait également une écoute, un regard qui me permettent de s’éloigner d’un état de confusion, de ressassement, d’un conglomérat de convenances et de croyances qui semblent tisser une toile qui m’emprisonne dans des comportements supposés attendus. J’ai fait ce que je m’imaginais que mon entourage attendait de moi… Et la remise en cause est encore là, inconfortable. Le doute s’installe, le refus, la résistance ("les vieux démons" veillent). Il faut revenir à l’acceptation de soi, calmer les reproches, découvrir la bienveillance, réaliser que l’on a oublié de respirer - étouffement de soi, et révolte intérieure et répercussions de cette souffrance sur l’entourage et les êtres aimés.

Je réapprivoise le vécu de l’instant, en préparant cette pomme coupée pour Antoine ; je fais l’expérience d’inventorier les gestes et les sensations, interdisant à mon mental son habituelle escapade vers de multiples chimères et le banal s’éclipse du quotidien ; porte ouverte à l’émerveillement, à la contemplation. "Est-ce moi qui atteint un but ? ou le but qui m’atteint ? " (Lit Tapiès dans une video)

Et au même moment le doute : Est-ce que je deviens barge ? Où est-ce que tout cela me mène ? Est-ce raisonnable ? Est-ce que je ne développe pas un système de pensée qui m’isole ?… Désarroi, difficulté à apaiser le questionnement, retour au présent : Etre là. Antoine déguste sa pomme tout entier dans le plaisir de la manger. Les enfants ont ce pouvoir, à quel moment le perdent-ils ? Par moment, j’ai eu l’impression que les choses allaient trop vite, faut-il vraiment changer ? Est-ce que cela me fait du bien ? J’épie les regards et le miroir aussi, cherchant confirmation. Et puis il y a eu aussi, la crainte de la manipulation, entretenue par le ton des cassettes du Mastery Life d’A. Robbins qui a éveillé en moi plus de réticences par la forme que par le fond, je n’aime pas trop l’écrire mais il vaut mieux le mentionner : la crainte d’un embrigadement, d’un bourrage de crâne, d’une sorte de conditionnement collectif éveillent en moi un recul. Non, je ne veux pas appartenir à ce groupe de personnes qui me paraissent artificiellement dynamisées, je me méfie des foules qui absorbent l’individu… Curiosité, intérêt ; écouter juqu’au bout, mais désir d’éloignement, n’est-ce pas une attitude qui me tient depuis longtemps ? Acquérir une certitude, effacer le doute ; retour au calme, sentir le sol sous mes pieds, respirer. "Activité incessante du mental", images de ces ballons de baudruche gonflés à l’Hélium toujours prêts à s’envoler, je me rattrape dans l’embrouillamini de leurs fils, tire et me ramène à moi. Oeuvrer contre l’éparpillement de soi, trouver une cohérence interne, il me semble que c’est la découverte la plus importante de cette expérience. Ensuite peut revenir la confiance en soi, puisque la paix intérieure, la sérénité sont devenues accessibles. "je ne cherche pas, je trouve." PICASSO "Cela vient tout seul…" si je sais recevoir, accueillir.

Apprendre à cultiver un état de confiance, de disponibilité, de réceptivité, utiliser les techniques reçues, tout ce dont j’ai besoin est là, à portée, plus d’affolement ni de panique, ces quelques mots qui me venaient en bouche, malgré moi "J’ai peur" n’ont plus de raison d’être et s’éclipsent d’eux-mêmes. Récemment, je me suis servie d’un coupe-ongles ; sans doute pour le première fois, je constate que je ne ronge plus les doigts. Fierté enfantine. Suis-je en chemin ? Le questionnement est incessant quelquefois minant ! Je me rassemble, tire les fils, revient à la réalité de l’instant, rééducation de soi-même.

De tous les visages observés à la dérobée, celui de ma mère descendant la place du marché, visage encombré de soucis, celui de R. à l’île de Batz, si malheureux dans la douceur d’un matin sans rides, de tous ces visages, y compris le mien, témoins d’une douleur intérieure, d’un emprisonnement, d’un fardeau, je garde la certitude de la nécessité de l’instant. "L’instantané" des photographes. J’engrange de multiples preuves, remparts contre l’incertitude.

L’élimination, phase dynamisante a coïncidé avec la rupture d’une liaison longue de 14 années. Le bouleversement est là, bien présent, par moments difficile à endiguer, canaliser mes émotions, positiver, éviter le reniement, ne pas me laisser influencer par toutes les suggestions émises par des personnes extérieures à mon histoire et qui s’y investissent, s’en emparent, y projettent leurs propres angoisses, frustrations, violences. J’essaie de me soustraire à l’inventaire, l’état des lieux d’un désastre imaginaire ou convenu. De nombreuses personnes me semblent avides de situations dramatiques, s’agit-il d’un pessimisme ambiant "Fin de siècle" que relatent souvent les médias ? Je préfère les "planter" là et me retrouver plus loin, en chemin, avec "douze sentiers" en tête.

Avancer, certes, j’avance, dans mon travail en quelques mois, j’ai fait évoluer mon attitude pédagogique en accordant plus de liberté et d’autonomie aux élèves. Le climat a changé, plus en confiance, je m’investis plus naturellement a collègues ou en stage, plus sûre de moi, j’ouvre les débats, livrant mes convictions sans craindre les critiques et les jugements. J’entreprends plus facilement des démarches qui jusqu’à présent me rebutaient. Je reçois fréquemement des preuves d’adhésion et de sympathie. Beaucoup de choses sont encore à mettre en oeuvre, mais c’est une nouvelle dynamique qui s’installe, un avenir encore flou qui se profile. Mais tout n’est pas tous les jours aussi simple, cycliquement réapparaissent des passages à vide, des états d’insatisfaction ou de cafard qui s’installent et la décision de faire ce qu’il faut pour les déloger tarde, comme si inconsciemment j’y tenais !

Il faut savoir entretenir un état, ne pas s’oublier dans l’urgence du quotidien, être en cohérence pour viser l’essentiel, acquérir de nouveaux automatismes et croire en un avenir lumineux.

Dans le contexte de la rupture, l’élaboration du Plan de Vie m’a semblé difficile, maintenant que le bouleversement s’estompe, les projets se dessinent facilement, le fait de les répertorier et de les noter leur donne une réalité et ils s’imposent mieux, certains se réalisent sans efforts. Il me semble que c’est une habitude à réactualiser sans cesse, il me faut aussi, face à des expériences nouvelles, modifier un automatisme ancien de recul et de repli. J’avais souvent le réflexe de dire non, d’opposer des résistances, d’inventorier les inconvénients et de prendre la fuite, il me semble que j’envisage maintenant les oppportunités de manière plus optimiste et qu’en même temps de nouvelles perspectives s’ouvrent, je sors de l’impasse ou du labyrinthe dont je parlais au début de ce bilan.

Voir en ligne : Des histoires vécues de la biosynergie, Evaluations de biosynthèse

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